Quels impacts sur la santé ?

Très peu documentée jusqu’alors, la question des impacts sur la santé commence à se préciser et prendre de l’ampleur*.
Les principaux symptômes ressentis sont des maux de tête, des acouphènes, des troubles du sommeil, des vertiges, des nausées, des sentiments d’oppressement dans l’abdomen, des états dépressifs plus ou moins graves.
Ces troubles sont dus pour l’essentiel aux nuisances sonores parmi lesquelles les fameux infrasons qui ont enfin été reconnus comme en faisant partie.
Bien entendu, ces symptômes sont minimisés par les partisans de l’éolien, puisqu’ils ne concerneraient qu’une minorité de gens particulièrement sensibles.
En attendant et comme par miracle, des distances minimales de plus en plus grandes commencent à être fixées un peu partout dans le monde. En Suisse, pour la première fois, une distance minimale de 500 m. vient d’être fixée par les habitants de Tramelan.
Ailleurs, le principe de précaution a amené les autorités à fixer des distances de 1000 m. à 2000 m des habitations.
Le Land de Bavière est allé encore plus loin en instaurant la règle des 1/10 :
pour 1 m. de haut, pales comprises, la distance doit être 10 fois plus grande (les éoliennes de 206 m. prévues à « Sur Grati » près de Vallorbe devraient donc être éloignées de 2060 m.)

 

 

Une nouvelle étude vient bousculer les connaissances sur les

infrasons émis par les éoliennes

Granges, le 29 septembre 2020

Les riverains de parcs éoliens en France et en Allemagne sont nombreux à faire état de

problèmes de santé parfois graves : maux de tête, acouphènes, troubles du sommeil, vertiges,

nausées, sentiments d’oppression dans l’abdomen, ou encore états dépressifs. Ils attribuent

l’origine de leur mal aux infrasons, ces sons de basse fréquence inaudibles par

l’oreille humaine. Les promoteurs éoliens, quant à eux, nient l’influence que peuvent avoir

les infrasons d’origine éolienne sur la santé humaine. Une nouvelle étude commandée par

Paysage Libre Suisse apporte des éléments inédits au débat et prouve que la Confédération

doit urgemment prendre le problème en main.

Dans sa réponse à l’interpellation du Conseiller national Jean-Pierre Grin (13.3113), le Conseil fédéral

estimait que les émissions d'infrasons des installations d'énergie éolienne se situent en dessous du seuil

d'audition ou de perception et n'ont ainsi pas d'effets sur la santé. Il avait toutefois précisé qu’il suivait

de près la recherche sur les effets du bruit dans ce domaine et qu’en cas de nouveaux développements,

il proposerait des mesures appropriées pour protéger la population des nuisances sonores.

Une nouvelle étude publiée par Paysage Libre Suisse montre que le problème des infrasons n’a pas été

correctement analysé jusqu’à présent, et que la Confédération doit reprendre ce dossier en main dans

les plus brefs délais. Paysage Libre Suisse a transmis ses conclusions aux autorités fédérales, auxquelles

il est demandé d’agir très rapidement pour protéger la population suisse, étant donné le grand

nombre de projets éoliens qui pourraient être construits dans les deux à cinq prochaines années, soit

près de 12 parcs, pour un total d’environ 120 machines.

Qu’est-ce qui est nouveau ? Jusqu’à présent, la grande majorité des études sur l’impact sanitaire des

infrasons émis par les éoliennes ne considèrent que les émissions mesurées dans l’air. Or c’est dans le

sol que se situe le problème : des mesures effectuées dans le voisinage de plusieurs parcs éoliens montrent

que des intensités d’ondes de vibrations importantes dans les sols se propagent loin des machines,

parfois à plusieurs kilomètres. Convertis en décibels sonores acoustiques, les niveaux d’intensité

sont très élevés dans le voisinage de certains parcs. À ces niveaux de vibrations s’ajoutent des effets de

résonance dans les bâtiments, qui peuvent multiplier la vibration externe par 10 voire 20 selon le bâtiment.

Cette résonance dite de Helmholtz explique pourquoi certains habitants sont plus touchés que

d’autres.

La nature du sous-sol est déterminante : les niveaux sonores sont les plus élevés dans des régions de

sous-sol dur, notamment le calcaire. Or, la plupart des parcs éoliens suisses dont la construction pourrait

intervenir dans les prochaines années se situent dans l’Arc jurassien, sur un sol en calcaire.

Paysage Libre Suisse demande à la Confédération d’agir rapidement pour que la nature du sous-sol soit

soigneusement prise en compte dans les procédures de permis de construire. Il est aussi demandé aux

autorités judiciaires d’appliquer de façon stricte le principe de précaution, afin de protéger les riverains

de conséquences sanitaires graves. Un moratoire sur la construction de nouveaux parcs éoliens est nécessaire

aussi longtemps que les mesures adéquates ne sont pas définies par voie d’ordonnance.

Eoliennes et santé humaine :

 

 

Revue de la littérature et recommandations

Nicole Lachat, biologiste, Dr ès sciences 1 Juin 2011